Quand nourrir
La LPO conseille de nourrir les oiseaux de la mi-novembre à la fin mars. C’est la période où les insectes manquent, où les jours sont courts et où les nuits froides obligent les petits oiseaux à brûler une grande partie de leurs réserves pour rester au chaud.
Une fois commencé, le nourrissage doit rester régulier, surtout par temps de neige ou de gel : les oiseaux prennent l’habitude de votre mangeoire et comptent dessus. Au printemps, diminuez peu à peu. À la saison des nids, les adultes doivent trouver des chenilles et des insectes, seule nourriture qui convient à leurs petits.
Ce qu’on peut leur donner
- Les graines de tournesol, de préférence noires et à coque fine : riches en matières grasses, elles plaisent aux mésanges, aux pinsons, aux verdiers, aux sittelles.
- Les boules ou les pains de graisse, sans filet en plastique, posés dans une mangeoire grillagée ou suspendus par une ficelle de coton.
- Les mélanges de graines, en évitant ceux qui contiennent beaucoup de blé ou de céréales entières, souvent laissées de côté.
- Les cacahuètes non salées, dans une mangeoire grillagée pour qu’elles ne soient prises que par morceaux.
- Des pommes ou des poires abîmées, coupées et posées au sol, pour les merles et les grives qui ne viennent pas aux mangeoires suspendues.
Les pages choisir une mangeoire et les boules de graisse détaillent comment les choisir, où les placer et comment préparer soi-même un pain de graisse sans danger.
Ce qu’il ne faut jamais donner
Le pain est l’erreur la plus répandue. Il remplit l’estomac sans apporter presque rien, gonfle avec l’humidité et moisit vite. Le lait est mal supporté par les oiseaux. Les restes de cuisine salés, épicés ou cuisinés, la graisse de viande cuite et les biscuits pour l’apéritif sont aussi à proscrire : le sel est dangereux pour eux.
Où placer la mangeoire
Les oiseaux mangent en surveillant le ciel et les buissons. Une mangeoire posée à découvert, à au moins un mètre cinquante du sol et à quelques mètres d’une haie, leur laisse le temps de voir venir un chat et de fuir vers un abri. Collée à un buisson, elle devient un piège ; plantée au milieu d’une pelouse nue, elle reste vide, faute de refuge à proximité.
Pensez aussi aux vitres : une mangeoire placée à un ou deux mètres d’une fenêtre, ou au contraire très loin, limite les collisions des oiseaux qui s’envolent en panique. Et variez les hauteurs. Les mésanges et les sittelles aiment les mangeoires suspendues, les pinsons et les moineaux picorent volontiers sur un plateau, tandis que le merle, la grive et l’accenteur mouchet cherchent leur nourriture au sol.
La propreté avant tout
Plus une mangeoire attire d’oiseaux, plus elle risque de transmettre des maladies. Mieux vaut plusieurs petites mangeoires éloignées qu’une grande où tout le monde se bouscule. Mettez peu de nourriture à la fois, retirez les graines mouillées ou moisies, et nettoyez régulièrement la mangeoire à l’eau chaude, sans produit parfumé, en la laissant bien sécher.
Si vous trouvez un oiseau gonflé, apathique, au bec collé, à la mangeoire, la LPO conseille de suspendre le nourrissage deux à trois semaines et de tout désinfecter, pour que les oiseaux se dispersent.
Pensez aussi à l’eau. En hiver, quand tout gèle, un récipient d’eau propre et peu profonde rend autant de service que les graines : voir la page abreuvoir et bain pour oiseaux.
Questions fréquentes
Quand arrêter de nourrir les oiseaux ?
La LPO conseille d’arrêter progressivement à la fin mars, quand les insectes reviennent. Ne coupez pas d’un coup pendant une vague de froid.
Peut-on donner du pain aux oiseaux ?
Non. Le pain nourrit très peu, gonfle dans l’estomac et moisit vite. Préférez des graines de tournesol ou une boule de graisse sans filet.
Quelles graines donner aux mésanges ?
Les graines de tournesol noires, les boules de graisse sans filet et les cacahuètes non salées dans une mangeoire grillagée.
