Lire les deux chiffres
Des jumelles 8 × 42 grossissent huit fois, et chacun de leurs objectifs, la lentille côté oiseau, mesure 42 millimètres de diamètre. Le premier chiffre dit à quelle distance l’oiseau semble se trouver : à 80 mètres, un pinson paraît à 10 mètres. Le second dit combien de lumière entre : plus l’objectif est grand, plus l’image reste claire à l’aube, au crépuscule ou sous les arbres.
En divisant le second par le premier, on obtient la pupille de sortie, le petit cercle de lumière que l’on voit en tenant les jumelles à bout de bras : 42 divisé par 8 donne 5,25 millimètres. Au-dessus de 4 millimètres environ, l’image reste lumineuse par temps gris.
8 ou 10 fois ?
| Thème | 8 × 42 | 10 × 42 |
|---|---|---|
| Détail | suffisant au jardin et en promenade | un peu plus de détail sur les oiseaux lointains |
| Champ de vision | plus large : on retrouve plus vite un oiseau qui bouge | plus étroit |
| Tremblement | faible à main levée | plus visible, surtout en fin de journée |
| Luminosité | pupille de sortie de 5,25 mm | pupille de sortie de 4,2 mm |
| Pour qui | débuter, observer au jardin, en forêt | observer au bord de l’eau, en montagne, sur de grandes distances |
Pour débuter, et pour la plupart des observateurs du jardin et des bois, le 8 × 42 est le choix le plus sûr. Le 10 × 42 sert surtout à ceux qui observent loin, au bord d’un lac ou en montagne. Les modèles 8 × 32, plus petits et plus légers, sont agréables en promenade, un peu moins lumineux au crépuscule.
Ce que les chiffres ne disent pas
- La distance minimale de mise au point. Au jardin, l’oiseau est souvent à quelques mètres. Des jumelles qui ne font pas le point à moins de 4 ou 5 mètres sont frustrantes : visez 2,5 mètres ou moins.
- Le dégagement oculaire, si vous portez des lunettes. C’est la distance à laquelle l’œil voit toute l’image ; avec des lunettes, il faut 15 millimètres au moins, et des œilletons qui se replient ou se dévissent.
- Le poids. Entre 600 et 800 grammes pour la plupart des 8 × 42 : c’est peu en main, beaucoup au bout d’une matinée au cou.
- L’étanchéité. Des jumelles étanches, remplies d’azote, ne prennent pas la buée de l’intérieur quand on passe du chaud au froid, et supportent la pluie.
Le champ de vision, enfin, est la largeur de paysage que l’on voit à 1 000 mètres, souvent entre 110 et 140 mètres pour des 8 × 42. Plus il est large, plus il est facile de retrouver un oiseau qui saute de branche en branche, ce qui compte beaucoup dans une haie ou en forêt.
Les jumelles à prismes « en toit », droites et compactes, sont les plus courantes aujourd’hui. Les jumelles à prismes de Porro, reconnaissables à leur forme en zigzag, donnent souvent une bonne image pour un prix plus bas, mais sont plus encombrantes.
Les erreurs à éviter
Les petites jumelles très grossissantes, du type 10 × 25 ou 12 × 25, sont tentantes par leur taille : leur image est sombre et tremble beaucoup. Les grossissements variables (« zoom ») donnent en général une image moins nette. Et il est inutile de viser le haut de gamme pour commencer : des jumelles 8 × 42 de milieu de gamme, étanches, suffisent largement au jardin.
Questions fréquentes
Quel grossissement pour observer les oiseaux ?
Un grossissement de 8 fois convient à la plupart des observations : il garde un champ large et une image stable. Le 10 fois sert surtout pour observer de loin.
Que veut dire 8 × 42 sur des jumelles ?
Les jumelles grossissent 8 fois et leurs objectifs mesurent 42 millimètres de diamètre. Plus le second chiffre est grand, plus l’image est lumineuse, et plus les jumelles sont lourdes.
Peut-on utiliser des jumelles avec des lunettes ?
Oui, si leur dégagement oculaire atteint au moins 15 millimètres et que les œilletons se replient. On garde alors ses lunettes et on voit toute l’image.